Coopération bilatérale

La coopération bilatérale entre le Royaume du Maroc et ses partenaires étrangers a été caractérisée par un dynamisme important, grâce à la conclusion de plusieurs accords et programmes de coopération sur les questions de la migration en général, dans un contexte marqué par des flux migratoires importants.

Coopération avec l’Allemagne

La coopération avec l’Allemagne est axée sur les cinq projets suivants :

Le « Renforcement des capacités des collectivités locales marocaines dans la gestion des flux migratoires», financé par la Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement

 

Objectifs :

 

-Renforcer les capacités des collectivités locales au Maroc dans la gestion des flux migratoires (migrants et refugiés régularisés).
-Transmettre des connaissances et des expériences par rapport à l’intégration sociale, économique et culturelle des migrants afin d’éviter des conflits au niveau local.
-Apporter des améliorations concrètes pour les populations au niveau local.
Partenaires
-MCMREAM : Chef de file.
-Ministère de l’Intérieur : Membre du comité de pilotage
-GIZ : Mise en œuvre du projet
+10 communes sélectionnées, Administrations locales, les associations locales et le secteur privé.

 

Etat d’avancement

 

– Mission de diagnostic des capacités dans les dix collectivités pré identifiées,
– Réunion du comité de pilotage le 22/1/2016,
– Présentation des principaux résultats de la mission de diagnostic des
capacités dans les dix collectivités pré identifiées ;
– Formation des acteurs communaux des 10 communes sur la gestion
des flux migratoires,
– Organisation de la première version de I’ Integration Strategy Group
Dans un cadre tripartite :
1. Berlin en janvier 2016
2. Istanbul en juin 2016,
3. Rabat en Novembre 2016
– Organisation de la deuxième version du programme : Integration
Strategy Group dans un cadre bilatéral : Maroc/ Allemagne :
1. Première mission à Berlin en avril 2017,
2. Deuxième mission à Frankfort en juillet 2017
– Organisation de formation en leadership : trois sessions :
1. 1 ère session à Rabat en février 2017(en cours de préparation),
2. 2 ème session à Berlin en mars 2017,
3. 3 ème session en mai 2017 à Rabat
– Appui à l’organisation de la semaine du migrant 2016-2017. en décembre de chaque année

«L’Amélioration des conditions de vie des migrants et des groupes de population défavorisés au niveau communal », financé par le Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement

 

Partenaires

 

-MCMREAM : Chef de file
-Ministère de l’Intérieur : Membre du comité de pilotage -GIZ : Mise en œuvre du Projet

 

Etat d’avancement

 

Repose sur trois grands objectifs :

 

1. l’amélioration de la gouvernance de la migration au niveau international et national (national, régionale et communale)

 

– Au niveau national, régional et communal dont l’objectif est la bonne
coordination horizontale et verticale permettant la territorialisation de
la SNIA et la SMRE .

– Au niveau international :

La coordination pour la coprésidence du GFMG,
La promotion de la coopération triangulaire

 

2. la formation :

 

– Renforcement des capacités des personnels du MCMREAM en matière de politiques migratoires,
– Renforcement des capacités de la société civile,
– Renforcement des services déconcentrés
– Renforcement des migrants

 

3. Facilitation de l’intégration économique sociale et culturelle

 

Organisation les 16 et 17 mars 2017 un atelier de planification stratégique du projet REC ( Recoming et Recosa)

« Partenariat maroco-allemand pour l’asile et la protection internationale des réfugiés », financé par le Ministère fédéral des Affaires Etrangères.

 

Objectif :

 

-Appuyer les acteurs nationaux dans l’élaboration et la mise en place d’un système d’asile moderne et global, conforme aux normes internationales et européennes.

 

Partenaires

 

-MCMREAM : Chef de file
-MAEC: Membre du comité de pilotage -GIZ : Mise en œuvre du projet

 

Etat d’avancement

 

Réunion avec l’équipe de la GIZ : travail sur l’intégration des réfugiés en attendant la promulgation de la loi,
Renforcement des capacités de la société civile
Appui à l’organisation de la journée international des refugiés 20 juin 2016.

Promotion de la coopération triangulaire : Maroc/Pays du Sud /Allemagne.

Projet dont l’objectif principal est l’encouragement des MRE d’Allemagne porteurs de projets à investir et contribuer au développement économique du Maroc.

 

Etat d’avancement

 

– En attente de démarrage
– Réunion avec l’équipe de la GIZ et le représentant de la chambre du commerce allemande à Casablanca

Promotion des investissements productifs des MRE d’Allemagne Les projets financés par l’Allemagne sont gérés et coordonnés par l’Agence de coopération allemande GIZ, qui a un bureau à Rabat et qui assure le suivi et la mise en œuvre des actions retenues.

Coopération avec la Belgique

Dans le cadre du programme de coopération maroco-belge 2016-2020, mis en œuvre en étroite collaboration avec l’Agence belge de développement «Enabel», le volet Migration se divise en deux composantes :

a) Projet d’Appui à la Stratégie Nationale en faveur des MRE « Maghrib Belgium Impulse »

Le Projet d’Appui à la mise en oeuvre de la Stratégie Nationale en faveur des Marocains Résidant à l’Etranger vise la mobilisation et l’accompagnement individualisé des porteurs de projets MRE en Belgique et au Maroc pour la création et la commercialisation de leurs entreprises au Maroc, et la mise en place d’un écosystème MRE entrepreneurs belges au Maroc et en Belgique. Baptisé «Maghrib Belgium Impulse » (MBI), le projet durera 3 ans (entre 2017 et 2020) dont six mois de préparation, deux ans de mise en oeuvre, et six mois de capitalisation et de clôture. Faisant suite à MEDMA II, mis en oeuvre entre juillet 2012 et juin 2015, dans le cadre du Programme indicatif de Coopération maroco-belge 2 010-2013, « Maghrib Belgium Impulse » sera doté d’un budget de 1.25 millions d’euros, et favorisera les investissements productifs d’économie verte, et d’économie sociale et solidaire.

MBI sera mis en œuvre dans le cadre d’un consortium chapeauté par la CGEM comme partenaire marocain et par un partenaire belge qui sera bientôt sélectionné.

b) Projet d’Appui à la mise en œuvre de la Stratégie Nationale d’immigration et d’Asile « AMUDDU »

Le projet d’Appui à la mise en œuvre de la SNIA « Amuddu » vise à assurer l’accès des migrants et des réfugiés aux dispositifs existants d’orientation et de formation professionnelle, à améliorer leur accès aux dispositifs d’accompagnement à l’auto-emploi et au marché de l’emploi et à dynamiser l’action conjointe des structures travaillant dans le domaine de l’intégration économique des migrants. Amuddu sera mis en œuvre en partenariat avec l’ANAPEC et l’Entraide Nationale. Doté d’un budget de 4,6 millions d’euros, le projet durera quatre ans (entre 2016 et 2020), y compris six mois de préparation, trois ans de mise en œuvre du projet et six mois de capitalisation et de clôture.

La convention spécifique du programme maroco-belge d’appui à la gestion de la thématique migratoire a été signée le 15 mars 2018 par Messieurs le Ministre délégué Chargé des Marocains Résidant à l’étranger et des Affaires de la migration, le Ministre de l’Economie et des Finances et l’Ambassadeur de Belgique au Maroc. Cette date signale le démarrage effectif de la mise en œuvre des deux projets de la coopération maroco-belge « Amuddu » et « Maghrib Belgium Impulse ».

Coopération maroco-espagnole

Le Maroc et l’Espagne entretiennent des relations stratégiques et exemplaires sur tous les niveaux : politique, économique, culturel et social, reflétant les valeurs communes de démocratie, de bon voisinage et de respect mutuel.
Ainsi, les deux pays affichent, depuis la signature en 1991 du Traité d’Amitié, de bon voisinage et de coopération, un engagement indéfectible pour aller de l’avant dans leur partenariat stratégique, fort et diversifié, dans plusieurs domaines d’intérêt commun.

 

Le volet politique occupe une importance particulière entre le Maroc et l’Espagne. Les deux pays sont des alliés stratégiques dans une zone et un contexte géopolitique très sensibles, exigeant concertation et dialogue permanent pour faire face aux défis auxquels la région méditerranéenne est confrontée, y-compris ceux relatifs à la migration. Les relations Maroco-Espagnoles en matière de migration sont assez anciennes en raison de l’existence d’une importante communauté d’origine marocaine en Espagne, qui compte près de 759.999 personnes (*), et le soucis partagé au niveau de la gestion de la migration en étant, tous les deux pays, appartenant à l’espace méditerranéen, marqué par des flux importants de migration, notamment en provenance de l’Afrique sub-saharienne, qui posent des défis majeurs d’ordre de sécurité liés au contrôle des frontières.

Dans ce cadre, le Maroc et l’Espagne gèrent d’une manière efficace, l’opération de transit «Marhaba » à travers le détroit de Gibraltar qui permet à un flux de plus de 5 millions de marocains résidant à l’étranger de transiter dans les deux sens et dans les meilleures conditions. Cette opération, devenu un modèle au niveau mondial, symbolise le niveau de coopération et de partenariat développé entre les deux pays et la parfaite coordination entre tous les intervenants. Pendant la saison estivale de 2017, 2.789.981 personnes ont regagné la Maroc soit une augmentation de 5,89% par rapport à l’année 2016.

 

Source : Observatoire Permanent de l’immigration (Secrétariat Général de l’Immigration et l’Emigration – Madrid).

 

Ainsi, le Ministère Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Chargé des Marocains Résidant à l’Etranger et des Affaires de la Migration et le Secrétariat Général de l’Emigration et de l’Immigration, ont mis en place un espace d’échange et de concertation sur les questions liées à la migration, appelé « Forum Maroco-Espagnole sur l’immigration et l’intégration ».

 

La 1ère édition de ce Forum a été organisée conjointement les 19-20 novembre 2015 à Madrid. L’organisation de ce forum a été l’occasion d’établir un cadre permanent de dialogue sur les diverses questions liées à la migration, notamment les aspects relatifs à l’intégration. Par ailleurs, la coordination Maroco-Espagnole vise à renforcer davantage certaines initiatives communes liées à l’immigration, telles que la mise en oeuvre du projet stratégique « Vivre ensemble sans discrimination », qui repose sur les Droits de l’Homme et la dimension Genre, en s’appuyant sur la dimension culturelle en tant que vecteur d’intégration et du vivre ensemble. Ces initiatives et programmes contribuent au renforcement des politiques publiques visant à prévenir et sensibiliser tous les intervenants et les populations sur la question de la diversité et le respect envers la population migrante sur la base de la protection des droits fondamentaux des personnes migrantes et la promotion du vivre ensemble.

 

A cet égard, le Maroc et l’Espagne sont conscients de l’importance de promouvoir la diversité et la cohéxistance entre deux cultures par le biais d’un accompagnement lucide et responsable, et éviter les conséquences parfois inacceptables de rejet, notamment à l’encontre des jeunes. Livrés à eux-mêmes, ces jeunes peuvent rencontrer un discours qui alimente la haine et augmente le risque de dérapage et d’exploitation dans un environnement de plus en plus altéré par la montée de la xénophobie et d’extrémismes de tous genres.

 

Dans ce sens, le Ministère Délégué Chargé des Marocains Résidant à l’Etranger et des Affaires de la Migration et le Secrétariat Générale de l’Emigration et de l’Immigration en Espagne organiseront la 2ème édition du Forum maroco-espagnol les 20 et 21 mars 2018 à Rabat, sur le thème : « Vivre ensemble », afin de mieux comprendre et analyser en profondeur cette thématique aussi importante.

 

L’organisation de ce Forum réunissant une pléiade de hauts responsables, de diplomates, de professeurs universitaires, d’experts et d’acteurs de la société civile, témoigne de l’intérêt porté par les deux pays au phénomène migratoire dans toutes ses dimensions, et la volonté affichée pour renforcer le cadre de partenariat et de coopération exemplaire existant entre les Royaume du Maroc et le Royaume d’Espagne.

 

• Objectifs du forum

 

– Etudier les bonnes pratiques existantes en matière de diversité culturelle et du Vivre Ensemble en tant que leviers d’intégration et de respect des droits des migrants ;
– Ouvrir un débat avec les experts, chercheurs marocains et espagnols et les membres de la société civile dans le but de formuler des propositions concrètes sur la mise en œuvre du projet « Vivre Ensemble » ;
– Dresser une feuille de route à même de consolider la coopération Maroco-Espagnole, dans le domaine de l’intégration des migrants ;
– Construire des mécanismes de collaboration et initier des forums et groupes d’influence sur la question du « Vivre Ensemble » ;
– Identifier des actions concrètes à mettre en place pour promouvoir le « Vivre ensemble ».

 

• Axes du forum :

 

– Session 1 : « Le Vivre Ensemble » : pour une responsabilité partagée et des valeurs de la Citoyenneté.
– Session 2 : Les communautés marocaines et espagnoles : Quels défis d’intégration !
– Session 3 : Les compétences marocaines et espagnoles à l’Etranger : Quelle contribution pour les deux Pays ?
– Session 4 : Les politiques migratoires : quels défis communs

Le projet : « Vivre Ensemble » a été mis en place en décembre 2016 dans le cadre du FF de l’UE, selon une approche basée sur les droits de l’Homme et la dimension genre, et s’étale sur 3 ans de l’année 2017 à l’année 2020 avec un budget de 5. 500.000 €. Ce projet vise principalement à renforcer les mécanismes publics et les politiques visant à lutter contre le racisme et la xénophobie.

 

Les partenaires du projet :

 

• MDCMREAM ;
• CNDH ;
• DIDH
• Secrétariat d’Etat Chargé de la Migration à travers Observatoire Espagnol du Racisme et de la Xénophobie) ;
• L’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale au Développement ;
• La Fondation internationale et ibéro américaine pour l’administration et les politiques publiques ;
• Délégation de l’Union Européenne (Observateur) ;
• Ministères Sectoriels (Intérieur ; MAECI ; Santé ; Droits de l’homme ; Education ; Justice, Solidarité etc.) ;
• Associations et médias.

 

Objectifs :

 

• Révision des normes et règlements et élaboration des propositions relatifs à la discrimination raciale et/ou ethnique envers la population immigrante ;
• Amélioration des mécanismes indépendants d’identification et de recueil des plaintes en matière de protection des droits de l’homme et incidents racistes ou xénophobes envers la population migrante ;
• Renforcement des compétences des administrations publiques : assistance sociale et santé, communauté éducative, justice, force de l’ordre en matière de prévention contre le racisme et la xénophobie ;
• Renforcement des compétences des organisations de la société civile en matière de prévention contre les incidents racistes et/ou xénophobes envers la population migrante ;
• Sensibilisation et communication visant la prévention contre le racisme et la xénophobie envers la population migrante.

 

Cadre de coopération dans le domaine de la migration :

 

Conformément aux engagements pris lors de la 1ère édition du Forum Maroco-Espagnole sur la Migration et l’intégration, qui a eu lieu en Novembre 2015 à Madrid, la réunion du comité mixte de suivi a été organisée les 19-20 décembre à Madrid.

 

En effet, la partie espagnole a présenté les contours d’un nouveau projet de coopération appelé « Masar مسار » qui comprenait divers projets pour les années 2017-2018, avec un financement de l’agence espagnole de coopération internationale AECID.

 

• Projet « renforcement des capacités techniques pour la gestion de la migration : l’intégration et l’asile, avec une approche de la protection des droits de l’homme »

 

Le projet « renforcement des capacités techniques pour la gestion de la migration : l’intégration et l’asile » est basé sur une solide et fructueuse coopération entre le Royaume du Maroc et le Royaume d’Espagne dans le domaine de la migration.

 

L’objectif principal de ce projet est d’appuyer le processus de la nouvelle stratégie nationale de la migration et d’asile, ainsi que la stratégie au profit des Marocains résidant en Espagne. Financé par l’AECID dans le cadre du programme « MASAR ».

 

Ce projet est basé sur les principes suivants :

 

– Principe d’appropriation : les autorités marocaines vont être les principaux acteurs du projet ;
-Approche marquée sur la protection des droits de l’homme ;
-Bonne gouvernance : la politique migratoire est un domaine pluridisciplinaire dans lequel une gestion harmonieuse et appropriée peut bénéficier le migrant, la société d’accueil et la société de destination ;
-Promotion de la cohésion sociale à travers le principe de « vivre ensemble » : l’intégration des migrants contribue à renforcer la cohésion sociale ;
-Renforcement du rôle de la diaspora marocaine comme un levier important entre les deux sociétés marocaine et espagnole et comme un acteur essentiel du développement.

La coopération entre le Ministère délégué Chargé des Marocains Résidant à l’Etranger et des Affaires de la Migration et la Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée à Séville remonte à l’année 2010.

 

En effet, cette coopération a permis aux deux parties de planifier et de mettre en œuvre un programme annuel conjoint, qui comprend des divers domaines tels que la culture, l’intégration, l’enseignement de l’arabe et de l’espagnol aux Marocains résidant en Espagne, la communication et la sensibilisation sur l’importance de la thématique du « Vivre ensemble » dans la coexistence et la bonne intégration.

 

En marge de la deuxième édition du Forum Maroco-espagnol, les deux parties ont signé une convention de coopération le 20 mars 2018 à Rabat, dans le même objectif de mieux faciliter l’intégration des marocains résidant en Espagne et plus particulièrement ceux qui vivent en Andalousie.

Coopération avec les pays de l’Afrique Sub-saharienne

La coopération Sud-Sud est une nouvelle forme de l’architecture de l’aide plutôt éloignées du
modèle traditionnel « Nord-Sud ». Les organisations de la société civile jouent un rôle important
dans le renforcement de la coopération Sud-Sud.

 

Elle vise le respect du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures, l’égalité entre les
partenaires en développement et le respect de leur indépendance, de leur souveraineté
nationale, de leur diversité et identité culturelle, et des contenus locaux. Elle joue un rôle
important dans la coopération internationale au développement et complète utilement la
coopération Nord-Sud.

 

Elle peut être définie comme un échange de connaissances et de ressources dans les domaines
politiques, économiques, sociaux, culturels, environnementaux ou techniques entre les
gouvernements, les organisations et les individus des nations en développement. Elle peut être
mise en œuvre à un niveau bilatéral, régional, sous-régional ou inter-régional et peut concerner
deux ou plusieurs pays en développement. Elle est basée sur la réalisation d’objectifs approuvés
internationalement en matière de développement, comprenant notamment les Objectifs du
Millénaire pour le développement, vise à donner plus de poids aux pays en développement et à
renforcer leur pouvoir de négociation lors des pourparlers multilatéraux. En outre, elle permet
aux pays en développement de promouvoir leur autonomie et de consolider leurs liens
économiques.

1. Nations Unies

 

En 1978, l’Assemblée générale des Nations Unies a mis en place l’Unité spéciale de coopération Sud-Sud du PNUD. Hébergée par le PNUD, le rôle premier de cette Unité spéciale consiste à promouvoir, coordonner et soutenir la coopération Sud-Sud et triangulaire au niveau mondial Plusieurs autres organes des Nations Unies, tels que l’OIT, l’ECOSOC, le PNUD, le Forum pour la coopération au développement des Nations Unies ou la Banque mondiale, encouragent et contribuent activement à la coopération Sud-Sud.

 

2. Les organisations de la société civile:

 

Les organisations de la société civile interviennent également dans la mise en œuvre de la coopération Sud-Sud. De nombreux syndicats ont

 

intégré la coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire dans leurs programmes de développement.

Extrait du discours du Trône du 30 juillet 2004 de Sa Majesté le Roi Mohammed VI

 

« Avec une égale détermination, Nous tenons à ce que le Continent africain demeure au cœur de notre politique étrangère, veillant à renforcer nos relations avec l’ensemble des pays africains frères, notamment avec les moins avancés d’entre eux, à faire aboutir l’initiative du NEPAD, et à participer aux opérations onusiennes pour le maintien de la Paix et la préservation de la sécurité et de la stabilité dans la région du Sahel et à travers tout notre Continent africain ».

 

Extrait du discours du 6 novembre 2016 à Dakar, l’occasion du 41eme anniversaire de la Marche Verte de Sa Majesté le Roi Mohammed VI

 

« Ce discours, prononcé à partir de cette terre accueillante, traduit tout l’intérêt que nous portons à notre continent. La politique africaine du Maroc ne se limitera pas à l’Afrique occidentale et centrale. Nous veillerons plutôt à ce qu’elle ait une portée continentale, et qu’elle englobe toutes les régions de l’Afrique. C’est dans ce cadre que Nous avons effectué des visites au Rwanda et en Tanzanie, malgré le fait que les relations avec les Etats d’Afrique de l’Est n’étaient pas suffisantes, non pas par négligence ou par omission, mais pour des raisons objectives comme la langue, l’éloignement géographique et les différences de patrimoine historique. Animé d’une volonté partagée avec les directions fortes de ces Etats, nous avons décidé d’imprimer une nouvelle dynamique aux relations économiques et politiques entre nos pays, compte tenu du poids politique que représente cette région et des potentialités économiques et des atouts stratégiques dont elle dispose »

 

Conscient de l’enracinement profond de son appartenance africaine, le Maroc s’est engagé, depuis son indépendance, dans la voie du raffermissement de ses relations historiques, avec les pays africains. La politique étrangère marocaine fut marquée, dès le départ, par l’appui résolu et solidaire du Maroc à la lutte de libération des pays africains du joug colonial et par la consolidation de l’unité africaine qui s’est particulièrement illustrée par la création de l’Organisation de l’Unité Africaine dont le Maroc figure parmi les fondateurs.

 

L’action diplomatique marocaine s’est assignée comme objectif stratégique de hisser la coopération avec les pays africains au niveau d’un véritable partenariat agissant et solidaire. C’est dans cette perspective que les multiples Visites Royales effectuées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, depuis son intronisation, à de nombreux pays africains, ont créé une nouvelle dynamique dans les relations avec ces pays frères et ont donné une forte impulsion à la coopération sud-sud du Maroc avec son espace africain.

Ces visites Royales ont ponctué une série d’accords de coopération dans les domaines du développement économique, technique, social, culturel et humain tels que la lutte contre la pauvreté et les maladies, l’agriculture et l’agro-alimentaire, les pêches, l’éducation et la formation, la gestion de l’eau et l’irrigation, les infrastructures de base et l’aménagement urbain, les technologies de l’information, et la gestion financière et les banques.

C’est à partir des années 1970 que des commissions mixtes ont été créées pour organiser et gérer la coopération bilatérale dans l’ensemble des domaines concernés par les accords, les conventions et les protocoles. Afin d’insuffler une nouvelle dynamique à la coopération, le Maroc et les pays africains ont opté pour la création et la réactivation des commissions mixtes pour consolider la base juridique Ces commissions créent le climat favorable pour des consultations bilatérales périodiques, l’augmentation des échanges commerciaux et d’investissement, le renforcement de la coopération et l’échange d’expériences dans les domaines techniques, culturels, sociaux et humains.

 

Entre 1973 et 1987, soixante-trois accords de coopération ont été signés entre le Maroc et 17 pays africains : Côte-d’Ivoire, Cameroun, Sénégal, Zaïre, Gabon, Nigeria, Guinée, Guinée Equatoriale, Comores, RCA, Togo, Tchad, Mali, Gambie, Cap vert, Liberia et Niger.

 

Ces accords portent sur les domaines culturels, scientifiques et techniques, commerciaux, du transport aérien, du transport maritime, des postes et télécommunications, financiers, de la marine marchande, du tourisme, de l’investissement, de l’agriculture, de la fonction publique, de la santé, des routes et des chemins de fer, de la formation professionnelle et de l’habitat.

 

Depuis 1996, l’accroissement notoire de la création des commissions mixtes a contribué au renforcement des liens de coopération entre le Maroc et son espace africain. Cette coopération est actuellement régie par un cadre juridique comportant quelques 478 Accords, Conventions et Protocoles. Sa mise en œuvre est assurée par des commissions mixtes. Des dispositifs institutionnels, tel l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI), sont également mis en place pour donner une forte impulsion à cette coopération.

 

Parallèlement aux actions bilatérales, le Maroc demeure très actif au niveau des organisations régionales africaines, notamment auprès des communautés économiques régionales (CER) avec lesquelles il ambitionne de resserrer les liens pour augmenter et diversifier les échanges commerciaux, techniques et d’investissement et renforcer la coopération avec les ensembles régionaux africains

 

Le Maroc ne cesse de mettre en avant les questions de développement de l’Afrique, en particulier des Pays africains les moins avancés, par l’organisation au Maroc de rencontres sur des questions prioritaires pour l’Afrique.
Par ailleurs, le Maroc ne ménage aucun effort pour défendre les intérêts de l’Afrique auprès des autres pays et groupements régionaux, notamment dans le cadre des dialogues entre l’Afrique et le reste du monde et au sein des organisations internationales. La diplomatie marocaine a toujours œuvré dans le but de placer la question du développement du continent africain au centre des préoccupations de la communauté internationale, notamment au sein des instances de l’ONU et de ses agences spécialisées tel est le cas du lancement de l’initiative intitulée l’alliance africaine pour la migration et le développement, à l’occasion des travaux du dialogue de haut niveau sur la migration organisé par l’OIM le 3 octobre 2013 à new York.

-cette initiative permet au Maroc un positionnement géopolitique stratégique dans la gestion internationale du phénomène migratoire que ça soit dans sa dimension sud-nord ou sud-sud vers une politique universelle basée en priorité sur le respect de la dignité humaine des migrants et le droit au développement des pays du sud et en premier lieux les pays du continent Africain Mayon vulnérable de cette crise migratoire mondiale résultante des fortes bouleversements politiques de ces dernières années.

 

-L’Alliance vise à Renforcer la concertation par la création d’un espace commun de dialogue réunissant Etats, ONG, chercheurs et organisations internationales sous forme de forum d’avant-garde, périodique, ayant pour objectif de débattre et réfléchir ensemble afin d’aboutir à des stratégies intelligentes et concrètes de nature à soulager les communautés expatriées, les protéger des discriminations et conforter leur stabilité et leur intégration dans les sociétés des pays d’accueil.

 

-L’initiative pour une alliance africaine pour l’immigration et le développement vise: la création d’une plate forme de concertation dans la finalité principale et d’outiller le continent africain par un dispositif institutionnelle de gestion partagé et concertée des différentes dimension de la dynamique migratoire basée sur le respect des droits et intérêts des peuples africains et la corrélation constante entre les prérogatives d’une gestion commune des flux migratoires, les politiques d’intégration qui en découlent et les besoins de développement des pays africains.

 

Dans le sillage de l’importance de la coopération avec l’Afrique préconisée par SM le Roi Mohammed VI, le Ministère des marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration, a entamé des relations bilatérales avec les pays du Sud dans le domaine de la gestion des politiques migratoires .En effet, Le Ministère par son expertise et son savoir faire dans la gestion des politiques migratoires, est de plus en plus sollicité par des pays africains et du Sud.

Historique de la migration marocaine en Afrique

 

-Une migration très ancienne qui date du 19 ème siècle: Sénégal et en Côte d’Ivoire avec quelques exceptions les autres pays subsahariens,

 

-La nouvelle vague de migrants marocains est liée essentiellement aux : Mariages mixtes et étudiants,

 

-La première activité est le commerce, fonctionnaires internationaux et hommes d’affaires.

-En fonction de la forte présence des MRE dans un pays de résidence, nos actions visent une préservation des droits des MRE et leur intégration dans ce pays, opération valable aussi pour les étrangers résidant au Maroc : principe de réciprocité

 

-Une demande émanant d’un pays qui souhaite un transfert et échange d’expériences en matière de politiques migratoires dans le cadre de la coopération Sud -Sud ou triangulaire.

 

Le Ministère par son expertise et son savoir faire dans la gestion des politiques migratoires, est de plus en plus sollicité par des pays africains et du Sud, amis et frères du Maroc. A cet effet, plusieurs accords (5) de coopération dans le domaine de la gestion des politiques migratoires ont été signés et en cours de mise en œuvre, d’autres (7) en attente de signature.

 

Les conventions finalisées en attente de signature

– Mali

– Gabon

– Tchad

– Burkina Faso

– RDC

– Mauritanie

– Mexique

– Turquie

 

Rencontres de Mr le Ministre avec les responsables des pays partenaires

Monsieur le Ministre a accueilli plusieurs Ministres et responsables des pays partenaires désirant renforcer leur coopération avec notre pays, parmi eux :

 

  • 04- 01- 2018 : Rencontre avec Madame la Ministre Pia KJAERSGAARD, cheffe du parlement su Royaume du Danemark ;
  • 12-01-2018 : Rencontre avec Monsieur Jose Ignacio Landaluce Calleja,Maire d’Algesiras et chef de la commission des affaires étrangères ausénat espagnol ;
  • 28-02-2018 : Rencontre avec Madame Erika FERRERE, Ambassadeur du Royaume de la Suède ;
  • 28-02-2018 : Rencontre avec Madame Désirée BONIS, Ambassadeur du Royaume des pays bas ;
  • 19 – 03 – 2018 : Rencontre avec Monsieur Tim COLE, Emissaire du Royaume Uni chargé de la migration ;
  • 20-03-2018 : Rencontre avec Monsieur Kai MYKKANEN, Ministre de l’Intérieur de la République de la Finland ;
  • 26 – 03 – 2018 : Rencontre avec Madame Inger STOJBERG, Ministre de la Migration et de l’Intégration du Royaume du Danemark ;
  • 27 – 03 – 2018 : Rencontre avec Monsieur Philippe COURARD, Président du parlement de la Région de la Wallonie-Bruxelles Belges ;
  • 07 – 04 – 2018 : Rencontre avec Monsieur Siegfried Bracke, Président du Parlement du Royaume de la Belgique ;
  • 01 – 06 – 2018 : Rencontre avec Monsieur Jan Peumans, Président du parlement Flamand Belges ;
  • 01 – 10 – 2018 : Rencontre avec Madame María del Consuelo RumíIbáñez, Secrétariat d’État à l’Immigration et à l’Émigration du Royaume de l’Espagne, accompagné par Monsieur l’Ambassadeur et une délégation de haut niveau;

 

En marge de la 11ème édition du Forum Mondial sur la migration et le développement (#GFMD), organisé à Marrakech du 5 au 7 décembre 2018, Monsieur le Ministre a reçu en audience plusieurs Ministres et hauts responsablesd’un certain nombre de pays partenaires. Il s’agit de :

 

    • S.E. Yaya Sangare, Ministre des Maliens de l`Extérieur et de l`Intégration Africaine ;
    • S.E. EbrimaMballow, Ministre de l’Intérieur de la Gambie ;
    • S.E. EssamAwadMetwally, Secrétaire d’Etat chargé des Affaires Soudanaises travaillant à l’étranger ;
    • S.E. Dorcas Makgato, Ministre de la Nationalité, de l’Immigration et des questions de genre de Botswana ;
    • S.E. Nasser bin Thani Al Hamli Ministre des Resources Humaines et de l’Emiratisation ;
    • S.E. Ahmed Hussen , Ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Gouvernement du Canada;
    • S.E. Yousef bin Mohamed Al Othman Fakhroo, Ministre du Développement Administratif, du Travail et des Affaires Sociales du Qatar.

 

Lors de ces audiences, organisées dans le palais des congrès de la Palmeraie, lieu de la conférence, les discussions ont porté sur les défis de gestion des flux migratoires et auxquels font face plusieurs régions du monde à cause de divers problèmes dont économiques, politiques et ceux liés au changement climatique. Tous les ministres ont salué unanimement le rôle pionnier et leader du Royaume du Maroc dans le domaine des Affaires de la Migration sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’assiste. La mise en place d’une politique sur l’immigration et l’asile, humaniste et respectant les droits essentiels des migrants a permis au Maroc de se positionner en tant que pays précurseur et innovant. Ensuite, Mr le Ministre a invité ses homologues au renforcement des relations de coopération et de partenariat entre le Maroc et ses pays respectifs dans un esprit d’échange gagnant – gagnant et de multiplier les visites de part et d’autre dans le but de mutualiser les efforts de tous dans un esprit de responsabilité partagée. Enfin, plusieurs invitations ont été lancées à Mr Benatiq pour effectuer des visites de travail notamment au Mali, Émirats arabes unis, Canada, Qatar et au Soudan.